21.11.2009

Pub marrante...

Voilà une bonne pub Citroën... qui pourrait encore servir dans le contexte de la prime à la casse !

 

Improbable musique... Mais ça marche !

De la musique... originale ! Et pourtant ça doit être assez technique à faire ! (Lettre à Elise et musique des jeux vidéo Mario...)

 

 

 

Pour finir, en voilà un qui a bu trop de café... :

La "main de Dieu"... Et si c'était vrai ?

Match France-Irlande... La "Main de Dieu". Et s'il suffisait d'y croire ?

En tout cas, dans la hola des tribunes, ce supporter y croit dur comme fer, même un peu rouillé...

20090512PHOWWW00329.jpg

Un Président pour une Europe qui s'affirme !

Ca y est, l'Europe a son Président... Le but du Président est bien sûr d'aider à impulser une ligne politique en Europe, mais aussi de lui donner un visage, selon la fameuse expression de H. Kissinger : "L'Europe, quel numéro de téléphone ?"...

C'est excellent ! L'Europe devrait, avec ce nouveau  Président, traiter au niveau mondial avec les plus grands : Chine, Etats-Unis etc.

Face à lui...

barak_obama_caricature-224x320.jpg

Ou à lui...

hu_jintao_600075.jpg

Maintenant, soyons rassurés, il y aura une Europe forte et rassemblée représentée par lui... Au fait, c'est quoi son nom déjà ?

the-invisible-man-400x305.jpg

17.11.2009

Inimitable...

15.11.2009

Apis dorsata

Voilà une espèce animale très impressionnante, l'exemple même de ce qu'est un insecte social : apis dorsata, ou abeille mellifère géante.

Ces abeilles vivent en Asie du Sud et du Sud-Est, et ne sont pas domestiquées. Et pour cause ! Comme leur nom l'indique, leur taille est à peu près semblable à nos frelons. Elles vivent à l'air libre, en se disposant toutes dans la même direction et en décrivant des holas à la moindre menace.

Ces abeilles aussi produisent du miel, récolté d'une manière très spectaculaire par certains peuples, comme les Rajis du Cambodge par exemple, qui font montre d'une résistance hors du commun aux piqûres !

 

Voilà pourquoi je ne passais plus par là...

Depuis août, j'évitais de passer sur un chemin bordé d'arbres et d'arbustes en fleurs : trop d'abeilles (passe encore...), trop de guêpes (c'est déjà plus embêtant) et surtout trop de frelons. Il m'avait bien semblé, à contre-jour, voir ces charmantes grosses bêtes valser et faire des aller-retours autour d'un arbre creux. En effet...

J'y suis repassé en ce frais matin de novembre, et la place a été vidée récemment par des professionnels. Il ne reste plus que quelques bouts de papiers mâchés dans tout l'énorme creux de cet arbre, et des bouts de nid au sol. Toujours aussi fascinant de constater que même ces saloperies de frelons ont eux aussi un génie tout particulier pour l'architecture... Enfin quand même, avec des alvéoles de quasi 1,5 cm, ça justifie largement le fait d'avoir évité pendant quelques semaines ce recoin-là !

hornet 001.JPG

Une charmante photo de l'ancien locataire des lieux, vespa crabro (frelon européen)... Bon, sur ce coup, le délit de sale gueule est justifié... Et dans quelques années, il y a de fortes chances que l'on voit se pointer son cousin, le doux frelon asiatique (vespa velutina), qui nous est arrivé directement de Chine par container ! Même l'Etat commence à s'en inquiéter sérieusement, surtout dans le Sud-Ouest. Au secours...

JCS%20Vespa%20crabro%2031469.jpg

Une vidéo originale : un nid de frelon (asiatique) passé aux rayons X ! Y en a du monde là-dedans...


14.11.2009

La DS de la myhtologie moderne...

3651503081_415d5ca3b4.jpgEncore une note sur Citroën...

Saviez-vous que la Citroën DS, sortie en 1955, vendue jusqu'en 1975, a été non seulement un monument automobile futuriste (elle figure même dans le film américain Retour vers le Futur II !) mais en plus un élément culturel à part entière ?

On connaît la DS comme sujet d'inspiration en art moderne. Mais même en littérature et en sciences humaines, elle a été étudiée. Un exemple avec Roland Barthes, qui a étudié les phénomènes mythologiques dans des sociétés anciennes mais aussi dans notre société. Il trouvait des choses originales, très... spéciales, à dire sur cette voiture (Mythologies, 1957):

"Je crois que l’automobile est aujourd’hui l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique.
La nouvelle Citroën tombe manifestement du ciel dans la mesure où elle se présente d’abord comme un objet superlatif. Il ne faut pas oublier que l’objet est le meilleur messager de la surnature: il y a facilement dans l’objet, à la fois une perfection et une absence d’origine, une clôture et une brillance, une transformation de la vie en matière (la matière est bien plus magique que la vie), et pour tout dire un silence qui appartient à l’ordre du merveilleux. La «Déesse» a tous les caractères (du moins le public commence-t-il par les lui prêter unanimement) d’un de ces objets descendus d’un autre univers, qui ont alimenté la néomanie du XVIIIe siècle et celle de notre science-fiction: la Déesse est d’abord un nouveau Nautilus.
C’est pourquoi on s’intéresse moins en elle à la substance qu’à ses joints. On sait que le lisse est toujours un attribut de la perfection parce que son contraire trahit une opération technique et tout humaine d’ajustement: la tunique du Christ était sans couture, comme les aéronefs de la science-fiction sont d’un métal sans relais. La DS 19 ne prétend pas au pur nappé, quoique sa forme générale soit très enveloppée; pourtant ce sont les emboîtements de ses plans qui intéressent le plus le public: on tâte furieusement la jonction des vitres, on passe la main dans les larges rigoles de caoutchouc qui relient la fenêtre arrière à ses entours de nickel. Il y a dans la DS l’amorce d’une nouvelle phénoménologie de l’ajustement, comme si l’on passait d’un monde d’éléments soudés à un monde d’éléments juxtaposés et qui tiennent par la seule vertu de leur forme merveilleuse, ce qui, bien entendu, est chargé d’introduire à l’idée d’une nature plus facile.
Quant à la matière elle-même, il est sûr qu’elle soutient un goût de la légèreté, au sens magique. Il y a retour à un certain aérodynamisme, nouveau pourtant dans la mesure où il est moins massif, moins tranchant, plus étale que celui des premiers temps de cette mode. La vitesse s’exprime ici dans des signes moins agressifs, moins sportifs, comme si elle passait d’une forme héroïque à une forme classique. Cette spiritualisation se lit dans l’importance, le soin et la matière des surfaces vitrées. La Déesse est visiblement exaltation de la vitre, et la tôle n’y est qu’une base. Ici, les vitres ne sont pas fenêtres, ouvertures percées dans la coque obscure, elles sont grands pans d’air et de vide, ayant le bombage étalé et la brillance des bulles de savon, la minceur dure d’une substance plus entomologique que minérale (l’insigne Citroën, l’insigne fléché, est devenu d’ailleurs insigne ailé, comme si l’on passait maintenant d’un ordre de la propulsion à un ordre du mouvement, d’un ordre du moteur à un ordre de l’organisme).
Il s’agit donc d’un art humanisé, et il se peut que la Déesse marque un changement dans la mythologie automobile. Jusqu’à présent, la voiture superlative tenait plutôt du bestiaire de la puissance; elle devient ici à la fois plus spirituelle et plus objective, et malgré certaines complaisances néomaniaques (comme le volant vide), la voici plus ménagère, mieux accordée à cette sublimation de l’ustensilité que l’on retrouve dans nos arts ménagers contemporains: le tableau de bord ressemble davantage à l’établi d’une cuisine moderne qu’à la centrale d’une usine: les minces volets de tôle mate, ondulée, les petits leviers à boule blanche, les voyants très simples, la discrétion même de la nickelerie, tout cela signifie une sorte de contrôle exercé sur le mouvement, conçu désormais comme confort plus que comme performance. On passe visiblement d’une alchimie de la vitesse à une gourmandise de la conduite.
Il semble que le public ait admirablement deviné la nouveauté des thèmes qu’on lui propose: d’abord sensible au néologisme (toute une campagne de presse le tenait en alerte depuis des années), il s’efforce très vite de réintégrer une conduite d’adaptation et d’ustensilité (« Faut s’y habituer »). Dans les halls d’exposition, la voiture témoin est visitée avec une application intense, amoureuse: c’est la grande phase tactile de la découverte, le moment où le merveilleux visuel va subir l’assaut raisonnant du toucher (car le toucher est le plus démystificateur de tous les sens, au contraire de la vue, qui est le plus magique): les tôles, les joints sont touchés, les rembourrages palpés, les sièges essayés, les portes caressées, les coussins pelotés; devant le volant, on mime la conduite avec tout le corps. L’objet est ici totalement prostitué, approprié: partie du ciel de Metropolis, la Déesse est en un quart d’heure médiatisée, accomplissant dans cet exorcisme, le mouvement même de la promotion petite-bourgeoise."

Du virtuel au réel...

Avant, pour trouver un style très travaillé mais assez brutal, il fallait aller chez Lamborghini, Vector etc.

Bonne nouvelle ! Maintenant, il suffira d'aller chez Citroën. Enfin, presque... Parce-que la dernière Citroën GT Concept restera un concept car, certes roulant et exclusif, mais pas inséré dans la gamme (ça serait ininsérable !).

Cette voiture très belle est un exercice de style produit à l'occasion d'une collaboration improbable entre Polyphony Digital (qui conçoit depuis 1999 le jeu vidéo de simulation Gran Turismo) et Citroën.

Très bon pour l'image de marque en tout cas. Voilà la présentation de l'engin :